Jeudi, 4 octobre
Salle 2000 A
GOUVERNANCE TERRITORIALE
La quatrième vague : les réformes de la propriété foncière continuent
John McLaughlin, recteur, Université du Nouveau-Brunswick
Résumé disponible en anglais

La quatrième vague : les réformes de la propriété foncière continuent
Yvan Bédard, professeur titulaire, Université Laval
La quatrième vague fait largement appel à la technologie. Bien que cette dernière soit souvent présentée comme opportunité justifiant des changements, voire comme solution à nos problèmes, la technologie n'est pas une solution en soi si elle n'est pas intégrée dans un ensemble global, dans une compréhension des grands mouvements sociaux dans lesquels elle s'insère. À la fois génératrice et tributaire de changements sociaux, les technologies géomatiques sont devenues omniprésentes dans les projets de réforme foncière ainsi que dans plusieurs domaines. Non seulement la technologie permet de mieux appuyer les visions actuelles, mais elle permet aussi de développer de nouvelles visions, de nouveaux rôles pour les acteurs concernés. Il en résulte une quantité et une diversité accrue d'informations produites et à concilier. Il en résulte également un potentiel accru d'usages multiples potentiels, que ceux-ci soient prévus ou non. Conséquemment, il devient important d'évaluer la qualité et la pertinence des données produites en fonction de nouveaux usages particuliers, pour une région spécifique et un contexte précis. Comme les systèmes de gestion des droits territoriaux sont inévitablement appelés à servir plusieurs fins autres que leurs fins premières, cette problématique les touche particulièrement. Les tendances sociétales qui influencent ou sont influencées par les technologies géomatiques (ex. mobilité, interopérabilité, data mashup, wiki, PPGIS, GORE, audit qualité) nous conduisent donc obligatoirement à tenir compte de la diversité et l'hétérogénéité des données sur le territoire, des besoins d'utiliser une approche globale pour développer des systèmes, et des besoins de prendre en compte les contexte locaux pour évaluer la pertinence des données en fonction de différents besoins applicatifs prévisibles ou non.
Notes biobraphiques
Dr Bédard est professeur en SIG et bases de données géospatiales depuis 1986 au Département des Sciences géomatiques de l’Université Laval. Il est membre du Centre de recherche en géomatique où il effectue des travaux en modélisation de base de données et en systèmes analytiques géodécisionnels. Directeur du CRG pendant 7 années, il a un important palmarès en recherche fondamentale et appliquée, dont plusieurs projets avec des organisations gouvernementales et industrielles. Il a formé au-delà de 1 000 professionnels sur trois continents et a contribué à plus de 400 articles et conférences.
Il est évaluateur pour plusieurs journaux et congrès scientifiques internationaux, organismes subventionnaires et comités gouvernementaux. Il est titulaire de la Chaire de recherche industrielle CRSNG du Canada en bases de données géospatiales décisionnelles.
 Information et gouvernance territoriale : faire nos devoirs
Michel Paradis, directeur-général, GéoQuébec
Le siècle qui commence s’annonce déjà comme une époque charnière dans l’histoire de l’humanité. Sans vouloir être alarmiste, il convient de dire que notre planète a un urgent besoin qu’on la protège.
Durant les prochaines décennies, des changements radicaux devront impérativement s’opérer dans notre conception du développement et de la gestion du territoire. La question du développement durable est maintenant posée comme un objectif incontournable sur toutes les tribunes. L’homme doit repenser son rapport à la nature et il devra se commettre à des obligations de résultats.
Dans un premier temps, l’auteur définit les concepts de gouvernance et de gouvernance territoriale. Rappelant les défis et les exigences du contexte dans lequel les acteurs territoriaux sont appelés à œuvrer, il présente la bonne gouvernance territoriale comme étant une de ces obligations de résultats.
Les défis sont énormes. Toutes les politiques, tous les gestionnaires, tous les experts du monde devront être mobilisés. Individuellement et collectivement, nous avons tous des devoirs à faire.
Dans chaque pays, un diagnostic réaliste et non complaisant de la situation doit être posé, une vision concrète des éléments qui composent la gouvernance territoriale doit être adoptée et un plan maître des réformes légales, organisationnelles et technologiques doit être préparé en lien étroit avec les priorités socio-économiques et environnementales.
Dans cet ordre d’idées, l’auteur soutient que les gouvernements n’ont d’autre choix que de s’attaquer à la mise en place systématique et ordonnée d’un Système national d’information pour la gouvernance territoriale. Il s’agit d’un chantier qui doit prendre en compte l’enchevêtrement des niveaux d’action, favoriser la coopération, la participation et la coordination et aller de pair avec les notions de partenariat et de consensus. Les géomètres et les géomaticiens sont appelés à jouer dans ce chantier un rôle particulièrement stratégique.
Les associations savantes et professionnelles doivent se concerter et être les instigatrices d’une mobilisation sans précédent en faveur du développement durable de l’ensemble des ressources de la planète. Dans cette mobilisation générale, les géomètres et géomaticiens ont beaucoup à offrir. Nous devons prendre la parole et préconiser dans toutes les organisations de coopération et d’aide au développement, la réalisation en urgence de trois grands programmes : la cartographie de la planète, la sécurisation des droits fonciers et la formation massive de spécialistes de la géomatique.
À ce chapitre, nous avons le devoir de poursuivre la recherche pour que l’acquisition et la tenue à jour des données soient plus rapides et moins coûteuses pour que nos outils d’analyse et de représentation soient encore plus conviviaux. Il faut surtout que ces outils deviennent de véritables outils d’intelligence territoriale accessibles à tous.
Individuellement, nous devrons investir ce lieu de pouvoir qu’est la gouvernance territoriale, non seulement pour y exercer notre rôle de spécialiste de la connaissance géographique mais aussi pour contribuer avec d’autres à transformer la façon dont ce pouvoir est exercé de par le monde.
Notes biographiques
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Monsieur Paradis a fait son entrée dans la fonction publique québécoise en 1967 après avoir obtenu un baccalauréat en sciences géodésiques de l’Université Laval. |
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En 1995, il obtient une maîtrise en administration publique de l’École Nationale d’Administration Publique. |
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De 1967 à 1977, il occupe le poste de directeur du service de la cartographie au ministère des Terres et Forêts du Québec. |
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De 1977 à 1987, directeur des relevés techniques et de directeur général du domaine territorial et ensuite celui de sous-ministre associé aux Terres. |
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De 1987 à 1988, le Conseil exécutif lui confie la responsabilité de préparer le plan géomatique gouvernemental. |
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Il fit ensuite une incursion de deux ans dans le secteur privé avec le groupe Lavalin. |
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À son retour dans l’appareil gouvernemental, il occupe le poste de sous-ministre adjoint aux Milieux agricole et naturel et par la suite, à la Connaissance des écosystèmes au ministère québécois de l’Environnement et de la Faune. |
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En mars 1997, à titre de chargé de mission au Secrétariat de l’autoroute de l’information, il rédige le chapitre et le plan d’action sur l’inforoute gouvernementale de la Politique québécoise de l’autoroute de l’information. |
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De mars 1998 à juin 2000, à titre de secrétaire-adjoint au Conseil du trésor, il est responsable du Sous-secrétariat aux inforoutes et aux ressources informationnelles. |
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En 1995, il reçoit le Prix Gaïa, décerné par l’Association canadienne des sciences géomatiques, sections Montréal et Champlain, à une personne ayant apporté une contribution exceptionnelle en géomatique. |
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En juin 2007, l’université Laval de Québec lui décerne le titre de Docteur en géomatique honoris causa. |
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Depuis 2001, il occupe le poste de directeur-général de GéoQuébec. |

Bonne gouvernance dans l'administration des terres
Keith Bell, spécialiste en politiques foncières, Banque mondiale
Résumé disponible en anglais

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