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Mercredi, 3 octobre 2007
La construction européenne et la mise en place de « directives communes » conduisent les géomètres travaillant dans le secteur public ou privé à dépasser le cadre national pour réfléchir à l'avenir de leurs activités professionnelles au sein de l'espace européen. Le constat de départ est celui d'une très grande diversité de situations entre pays. Cette diversité prend ses racines dans les siècles passés. Au métier d'arpenteur dont la logique est celle de la représentation parcellaire ponctuelle de la propriété privée s'ajoute au XVIIIe siècle, la logique de l'ingénieur géographe soucieux de représenter la continuité territoriale. Dès la fin du XVIIIe siècle et tout au long du XIXe et du XXe siècle, d'autres clivages professionnels sont apparus avec le développement de systèmes cadastraux nationaux, entraînant au sein de l'espace européen un découpage lié aux grandes zones d'influence géopolitique (Allemagne-Autriche; France; Angleterre). Après la seconde guerre mondiale, la mise en place de systèmes socialistes dans l'Est de l'Europe s'est traduite par une disparition de l'activité foncière privée et a contribué à faire du géomètre un géodésien sans formation juridique ni économique. Cette situation ne répond plus aux besoins actuels de ces pays en matière foncière. Aujourd'hui nous constatons dans la plupart des pays européens, une diminution des activités liées à l'État (cadastre). Par contre les secteurs de la cartographie, de l'ingénierie, de l'aménagement, de l'expertise sont en plein essor et contribuent à une rapide croissance des activités du secteur privé. Des réflexions et des actions sont entreprises au sein du comité de liaison des géomètres européens (C.L.G.E.) ou de Geometer Europas (G.E.) pour faire connaître la profession, pour homogénéiser le recrutement (bac+5), pour permettre les échanges de professionnels entre pays. L'Europe des géomètres est en train de naître. Pierre Clergeot, École supérieure des géomètres et topographes, Le Mans, France
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