De la découverte de la Terre à l'établissement du mètre, une histoire racontée le long du méridien de Paris. 

La deuxième moitié du XVIIe siècle fut, en France, très propice au développement des sciences géographiques. Cette période marque un réel engouement des scientifiques pour la géodésie alors extrêmement liée à l'astronomie. En 1667, la construction de l'observatoire royal de Paris permettra à des hommes comme Picard ou la Hire d'ouvrir la voie au développement de la géodésie cartographique. Très vite, des opérations de triangulation se mettent en place le long du méridien de Paris à l'intérieur d'une zone appelée méridienne.

Au fil des décennies, plusieurs de ces opérations vont se répéter. D'abord destinées à estimer la valeur de l'arc de méridien, elles serviront ensuite à dresser la carte de Cassini, première « carte géométrique » du royaume. Plusieurs générations de Cassini s'y consacreront. Des hommes tels Delambre et Méchain s'appuieront sur une nouvelle méridienne pour définir le mètre à l'issue de la révolution.

Aujourd'hui, afin de faire revivre ces aventures humaines, un sentier en voie d'achèvement reliera les deux points extrêmes du territoire français en suivant le méridien de Paris. Afin de le faire vivre, différents centres seront créés. L'un d'entre eux se situera à l'intersection du méridien avec le 45e parallèle dans un village d'Auvergne nommé Ayrens. Il s'agit là du point fondamental de la projection de Bonne, projection qui servira, au XIXe siècle, à l'établissement de la carte d'Etat Major au 1/80 000. 

Pierre Touzard, étudiant
Marie-Pierre Lambou, étudiante
Jonathan Berthomier, étudiant