Les TIC pour expliquer la géomatique aux élèves du secondaire : le projet GéomaTIC 

La géomatique s'impose aujourd'hui dans la vie quotidienne et s'offre au grand public. Elle est accessible partout, à tous et en tout temps. La cartographie sur le Web (Google Maps ou Google Earth), la navigation embarquée dans les automobiles, les récepteurs GPS utilisés pour la randonnée et les activités récréo-touristiques, etc. en constituent de nouvelles déclinaisons. Mais alors que les produits de la géomatique se démocratisent, cette dernière en tant que domaine disciplinaire souffre d'une réelle méconnaissance. Le projet GéomaTIC est né de ce constat, et de la volonté de faire connaître la géomatique aux élèves du secondaire et, le cas échéant, de leur donner le goût de s'y former.

Le projet GéomaTIC vise à mettre en œuvre, PAR un service web accessibles aux professeurs et étudiants des établissements d'enseignement secondaire du Québec, un ensemble de contenus et d'outils d'apprentissage, permettant aux élèves d'appréhender les concepts, outils et méthodes de la géomatique. La géomatique, constituante des technologies de l'information, est ici considérée à la fois comme un objet de formation et comme un outil de formation. Notre affiche illustre cette approche en présentant notamment le scénario d'une activité pédagogique type. Un exemple d'activité, visant entre autres, l'enseignement de certaines notions de mécanique des fluides et de tectonique, ainsi que la sensibilisation des élèves au concept de milieux à risque, pourrait intégrer les différents éléments « géomaTIC » suivants afin de faciliter la compréhension du tsunami en Indonésie et de son impact :

des images satellitaires présentant la région avant et après le phénomène;

une animation de type Flash simulant l'arrivée d'une vague de grande ampleur sur les côtes nord américaines;

le logiciel WorldWind (Nasa) permettant de modéliser les dégâts causés (zones inondées);
un SIG offrant la possibilité aux étudiants de préparer leur propre plan d'évacuation des zones potentiellement sinistrées. 

Mathieu Rondeau, étudiant
Stéphane Roche, Ph D.
Thierry Badard, Ph D.
Sylvie Daniel, Ph D.