Informations géodésiques de stations GPS permanentes 

Ce projet est en cours dans le cadre d'un stage au Centre de recherche en géomatique de l'Université Laval. Il a pour but de rassembler des informations géodésiques de stations GPS permanentes à travers le monde, dont celle de l'Université Laval. Le choix des installations formant le réseau sera établi selon leur position pour obtenir une couverture mondiale optimale, tout en privilégiant celles de pays francophones. Des stations gérées par l'IGS (International GNSS Service) pour lesquelles des observations de haute qualité sont collectées en continu et ayant préférablement servies à la réalisation de l'ITRF (International Terrestrial Reference Frame) 2005, seront sélectionnées. Le traitement et l'analyse des données GPS s'effectueront à l'aide du logiciel scientifique Bernese avec des éphémérides précises pour atteindre des précisions centimétriques dans le calcul des composantes 3D des vecteurs formant le réseau.

Des comparaisons seront réalisées avec le logiciel en ligne PPP (Precise Point Positioning) des Levés géodésiques du Canada. On souhaite ainsi rassembler plusieurs caractéristiques géodésiques du réseau. Par exemple, les distances entre les stations, en ligne droite et sur l'ellipsoïde, de même que la variation temporelle de celles-ci, seront calculées, tout comme la vitesse et la direction des déplacements entre elles, phénomènes engendrés principalement par la dérive des continents.

D'autres informations seront compilées pour chacun des sites : les valeurs de la gravité, de l'ondulation du géoïde et de la déviation de la verticale, ainsi que l'amplitude des marées terrestres et des déformations de la croûte terrestre causées par la surcharge océanique. L'ensemble des données seront accompagnées d'indicateurs de précision. Visant la promotion des applications géomatiques de haute précision dans un contexte d'observations et de mesures de la Terre, le tout pourra être diffusé sur un site Internet. Enfin, les résultats pourraient être réévalués annuellement pour redéterminer et valider la variation de ces données géodésiques. 

Julie Demers, étudiante